Bilan : 1 mois à vivre sans plastique

Ça y est : on l’a fait !

Entre le 13 novembre et le 13 décembre, Nous Randonnons s’est lancé dans un défi zéro plastique. Pourquoi ce désir de vivre sans plastique pendant un mois ? Comment nous avons débuté ? Nous en parlons dans notre premier article, à lire ici : Faire un mois sans plastique

Alors, oui nous avons tenu. Et non, ce n’était pas simple.

On ne va pas se mentir, le plastique est partout : il nous envahit !

Franchement, après deux semaines de vie sans plastique le fait de retourner au Carrefour du coin (pour une bouteille en verre de jus d’orange), j’ai étouffé. Sans déconner. Je m’attendais pas du tout à avoir cette réaction. J’étais choquée par cette sur-consommation. 🌎

Enfin bref, je m’égare déjà et vous en dis beaucoup trop à ce stade.

Dans cet article, je vous partage notre vécu : où trouver les produits ? quels alternatifs ? bonne ou mauvaise expérience ?

Attention, nous sommes loin d’être des experts dans le sujet, et ceux sont uniquement nos retours d’expérience après une période d’un mois à vivre sans plastique.

Comment se lancer dans le sans plastique

Nous sommes partis crescendo.

Pour certains produits, nous n’avons pas pu faire autrement qu’acheter du plastique, tout simplement parce qu’il n’existe aucun substitut ou, lorsqu’ils existent, sont encore malheureusement trop chers.

Mais le plus important pour se lancer dans une vie sans plastique et de ne pas perdre de vue que cela implique de changer, vraiment changer, votre mode de consommation. Et pas seulement un peu. Dans mon cas, bien que je me rende au marché et que je me tourne vers des produits de saison et locaux, ça n’a pas été si simple que ça.

Les petits repas sur le pousse à midi, les achats de dernières minutes le soir parce que un flemme et deux pas envie de cuisiner, bah ça n’existe plus dans un monde sans plastique. 😉

Donc, les deux premières semaines n’ont pas été évidentes :

J’avais du mal à estimer ce dont j’avais besoin d’acheter le week-end pour cuisiner la semaine. Bon, je me suis pas mal creusée la tête devant le frigo presque vide pour imaginer quelque chose.

Heureusement, cette période est vite passée.

Bilan vivre sans plastique - nous randonnons
Comment faire un mois sans plastique - nous randonnons

Savoir anticiper

Après avoir testé cette vie sans plastique, j’ai vite compris que je devais anticiper un peu plus.

Bon déjà, prévoir des bocaux en quantité suffisante et suffisamment grands pour m’approvisionner pour une semaine. OK  

Le truc qui a fait vraiment la différence et qui a vraiment facilité notre vie sans plastique est : la préparation de plat cuisiné.

Oui, c’est évident.

Mais, parfois on n’a pas envie et on attend toujours 10 jours avant de se lancer dans la préparation. 😉

Enfin bref, tous les week-ends je préparais un ou deux gros plats pour la semaine ce qui me permet d’assurer au moins quatre repas (soupe, lasagne, petit salé, gratin de pâtes) OK

J’ai aussi dû changer de charcutier et de fromager parce qu’à cause des conditions sanitaires, du moins pour l’un d’eux, refusaient de servir dans des bocaux.  OK

Avant, je me rendais au marché avec un sac cabas. Avec tous ces bocaux, ça devenait lourd et compliqué à porter. Du coup, nous avons opté pour un sac à dos chacun. Bien plus pratique ! OK

Les plus : vivre sans plastique

C’est maintenant que je vous dresse notre bilan plus/moins de notre expérience.

  • On achète plus responsable : c’est l’un de nos premiers constats, on achète ce dont nous avons besoin. Dans les supermarchés, tout est déjà pesé et emballé, nous sommes obligés d’acheter 500 g de X ou 1 kilos de Z, même si on veut juste goûter, tester ou suivre une recette qui nous demande 20g de X. Donc bye bye la sur-consommation !
  • On a l’esprit léger : après avoir acheté en vrac, nous sommes fiers de nos trouvailles. On participe plus à l’acte d’achat : on choisit, on dépose, on pèse, on range.
  • On mange mieux : oui, on a même maigri un peu. Alors ça, on ne l’a pas vu venir. Ah bah à ne plus manger des produits industriels bourrés de sucre, de gras et de sel… bizarrement, ça a des effets positifs sur notre corps.
  • On fait des découvertes gustatives : l’achat en vrac, nous permet de tester plus facilement de nouveaux produits, de prendre plus d’un et moins d’un autre. Nous allons vers d’autres producteurs qui ont de nouveaux produits, on teste, on goûte, parfois on adopte, parfois on teste encore.
  • On voit les produits : dans le vrac et même au marché, le packaging n’existe pas. ON VOIT LES PRODUITS. Non, mais c’est presque débile, et devrait être normal, mais ce n’est pas le cas dans le commerce. On nous dresse une boîte en carton recouverte de plastique avec une image qui est sensée ressembler plus ou moins à notre produit.
Vivre sans plastique le bilan - nous randonnons
La vie sans plastique - nous randonnons

Les moins : vivre sans plastique

Pour avoir un autre aperçu, purement subjectif, je vous dresse les aspects négatifs de vivre sans plastique.

  • On ne mange pas en claquant des doigts : supprimer le plastique de sa vie nous demande à cuisiner davantage, et ça prend du temps VS les des plats industriels (environ 3 minutes au micro-onde).
  • On n’achète pas ce que l’on veut : tous les produits ne sont pas disponibles en vrac ou sans plastique. Oui, la gamme s’est bien étendue depuis quelques années, et on peut trouver des choses très bonnes. Cela dit, si on a une petite envie de surimi ou de fromage blanc, ça reste compliqué à ce jour de trouver une alternative à tout.
  • On fait comment avec les amis ? : on s’est posé la question. Socialement parlant, ce n’est pas évident, lors d’une soirée où tout le monde prévoit de faire ses courses en même temps dans un supermarché, c’est un peu problématique. Est-ce qu’on s’oppose au principe ? Est-ce que l’on se fond dans la folle et oublie ses convictions le temps d’une soirée ?

Bilan : vivre sans plastique

De manière générale, ce mois était une bonne expérience autant pour se rendre compte de notre sur-consommation de plastique que pour manger plus sainement. À ce stade, on va continuer le vrac parce que ce mode de consommation nous convient très bien, on adore acheter nos produits dans des bocaux et ainsi pouvoir gérer nos quantités. 🌎 On va lever un peu le pied, et ce dire que peut-être qu’un soir de temps à autre on peut faire un petit un écart.

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